Les éditions Aouva présentent le livre L'amour s'envole, les enfants restent et le guide pour enfants Y a pas que toi qui divorces ! par Nathalie Sennegon-Nataf.

L'amour s'envole, les enfants restent
Le livre

"L'amour s'envole, les enfants restent" accompagné du guide pour enfants "Y a pas que toi qui divorces !" par Nathalie Sennegon-Nataf en collaboration avec le docteur Marie-Noël Tardy, illustrations de Tignous

Paru aux Editions Aouva
ISBN : 2-9526113-0-0
240 pages, format 15 x 21 cm, broché

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Avant-propos de l'auteur

Note d'intention


L'amour s'envole, les enfants restent - 1ère de couvertureL'amour s'envole, les enfants restent - 4ème de couverture


L'AMOUR S'ENVOLE, LES ENFANTS RESTENT

Nathalie Sennegon-Nataf
avec la collaboration de Marie-Noël Tardy

illustré par Tignous

Inclu à l'intérieur un guide à l'usage exclusif des enfants : Y A PAS QUE TOI QUI DIVORCE !

Une avocate et une pédopsychiatre vous aident, vous informent et vous rassurent.

Un couple sur deux divorce dans la région parisienne, un sur trois en province. La conséquence évidente de ce constat est qu'aujourd'hui dans les écoles, les collèges et les lycées, il y a autant d'enfants issus de couples séparés que d'enfants dont les parents sont mariés. L'état d'esprit des adultes a totalement changé devant cet état de fait qu'ils n'appréhendent plus de la même façon qu'il y a trente ans, qu'ils affrontent et surmontent de plus en plus facilement.

Mais, du côté des enfants, qu'avons-nous fait pour qu'eux aussi vivent mieux cet événement-? Les enfants vivent parfois plus douloureusement que leurs parents ce moment d'éclatement de la cellule familiale. Car c'est au cœur de cette cellule familiale, qui est la leur, qu'ils ont jusqu'à présent trouvé leurs repères et qu'ils ont commencé à se construire. Ils ont donc logiquement peur d'être détruits par ce changement d'orientation familiale, dont ils n'ont, en outre, aucune maîtrise. C'est plus difficile pour eux de prendre du recul ; ils n'ont pas la même analyse historique de l'évolution des mœurs, puisqu'ils n'étaient pas là avant…

Fréquemment, ils ne connaissent pas l'état précis de la relation de couple de leurs parents, même s'ils sont capables de saisir avec une grande acuité l'ambiance affective de ce couple, ils ne disposent pas de toutes les données de ce qui se passe. Les données sociales et extérieures leur échappent aussi parfois-; ils sont donc obligés de subir, sans rien décider et souvent sans comprendre.

Il est évident que, si les adultes vivent bien leur séparation, leurs enfants s'acclimateront plus facilement. Il faut donc que les adultes gardent à l'esprit que si, pour eux, il est aujourd'hui assez facile d'envisager de changer de femme, de mari ou de compagnon, il est en revanche impossible, pour des enfants, de changer de parents !

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L'amour s'envole, les enfants restent : avant-propos de l'auteur

Un couple sur deux divorce dans la région parisienne, un sur trois en province. La conséquence évidente de ce constat est qu’aujourd’hui dans les écoles, les collèges et les Lycées, il y a autant d’enfants issus de couples séparés, que d’enfants dont les parents sont mariés. L’état d’esprit des adultes a totalement changé face à cet état de fait qu’ils n’appréhendent plus de la même façon qu’il y a trente ans, affrontent et surmontent de plus en plus facilement.

Mais du côté des enfants, qu’avons nous fait pour qu’eux aussi vivent mieux cet événement ?

La séparation des parents et la souffrance des enfants - dessin de Tignous

Les enfants vivent même parfois plus douloureusement que leurs parents ce moment d’éclatement de la cellule familiale. Car c’est au cœur de cette cellule familiale, qui est la leur, qu’ils ont jusqu’à présent trouvé leurs repères et qu’ils ont commencé à se construire. Ils ont donc logiquement peur d’être détruit par ce changement d’orientation familial, dont ils n’ont en outre, aucune maîtrise. C’est plus difficile pour eux d’avoir du recul, ils n’ont pas la même analyse historique de l’évolution des mœurs, puisqu’ils n’étaient pas là avant...

Fréquemment, ils ne connaissent pas l’état précis de la relation de couple de leurs parents, même s’ils sont capables de saisir avec une grande acuité l’ambiance affective de ce couple, ils n’ont pas toutes les données de ce qui se passe. Les données sociales et extérieures leurs échappent aussi parfois, ils sont donc obligés de subir, sans rien décider et souvent sans comprendre.

Il est évident que si les adultes vivent bien leur séparation, leurs enfants s’acclimateront plus facilement. Il faut donc que les adultes gardent à l’esprit que si, pour eux, c’est aujourd’hui plus facile de se dire que l’on va changer de femme, de mari ou de compagnon, il n’est en revanche pas possible, pour les enfants, de se dire que l’on va changer de parents !

Il faut donc parler aux enfants de l’existence de la séparation et du choix de cette séparation dès lors qu’elle est certaine dans le couple. Ce qui se vivra bien par les parents pourra s’exprimer facilement et permettra aux enfants de mieux comprendre, ce qui atténuera grandement le traumatisme.

A ce stade initial de la rupture du couple, les enfants ont besoin que leur place soit confirmée, plus que jamais, seuls les parents peuvent le faire et les rassurer de cette évidence. Les enfants souffrent souvent de ne rien savoir, et pensent alors, à défaut d’explication, assez souvent, qu’ils sont un souci de plus dans la séparation des parents.

Ce guide a pour seule et unique prétention d’informer les enfants de ce qu’est la séparation des parents, de les aider à dédramatiser en replaçant les rôles et devoirs de chacun dans leur contexte. Il s’agit simplement d’apporter des réponses aux nombreuses questions que se posent les enfants, sans oser les exprimer, dans une période ou ils sentent leurs parents déjà préoccupés, alors pourtant qu’ils ont tant besoin, eux aussi, de réponses.

C’est pourquoi ces deux ouvrages sont joints afin que vos enfants constatent qu’ils sont bien, dans le cadre de cette épreuve, votre principale préoccupation et sachent que vous comprenez ce qu’ils veulent dire quant ils vous disent :

Y’A PAS QUE TOI QUI DIVORCES !

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Note d'intention

Pourquoi ce livre ?

Mais parce qu’aujourd’hui, presqu’un couple sur deux se sépare…et que des milliers d’enfants sont au cœur de ces séparations… Dans ce constat social d’évolution de nos sociétés, il nous faut apprendre à gérer au mieux ces situations, qui ont souvent des conséquences définitives et profondes sur la personne de nos enfants.

Les enfants sont les symptômes des parents.Françoise DOLTO

L'amour s'envole, les enfants restent ; un enfant mécontent cache le livret de famille.

L'envie de réaliser cet ouvrage est née essentiellement du souci quotidien d'aider les personnes qui, dans le cadre de leur séparation, quelle qu'en soit la forme juridique, se trouvent parfois engagés dans le long tunnel de la procédure, qui officialise cette séparation. Pris dans ce tourbillon affectivo-juridique, ils négligent souvent involontairement que, s’ils sont les seuls « acteurs » de la scène finale de leur histoire de couple, ils ne sont certainement pas les seuls à subir les conséquences de cette rupture.

Bon nombre de couples oublient parfois, dans cet engagement procédural, leur statut de parents, pour ne faire que s'opposer et souvent s'affronter comme deux êtres libres et indépendants et cela bien sûr de manière inconsciente. Or tout couple ayant des enfants, ne doit pas ignorer, que le divorce est aussi et surtout une affaire de famille. Qu’il est certes dur de mettre un terme à une histoire d’amour, mais que cette difficulté est malgré tout voulue, comprise et analysée, par les adultes concernés.

Du côté des enfants en revanche, il n’en est pas de même, il faudra plus de temps pour surmonter les difficultés qu’ils subissent, lorsque le couple parental explose. Dans mon quotidien d’Avocate spécialisée en Droit de la famille, je réalise tous les jours que la séparation des couples est traitée, certes, souvent dans l’intérêt des enfants, issus de ces couples, mais toujours d’un point de vue d’adulte, dans une conception totale d’adulte.

Dans la vie juridique qui est la mienne, je me suis souvent aperçue que les adultes ne pensent pas systématiquement, qu’il est utile, de traduire, une telle situation, pour la faire comprendre à l’enfant. Pourtant l’enfant issu d’une famille qui éclate est bien directement concerné par ce cataclisme familial. Face à une situation qu’il subit et n’analyse pas vraiment, il est en plus confronté à un langage que bien souvent il découvre et ne comprend pas toujours. Le langage juridique est déjà bien dur à décoder pour n’importe quel profane, alors pour un enfant…

Or, je suis aussi Avocate d’enfants depuis plusieurs années. Au fil du temps et des multiples contacts que j’ai pu avoir avec ces « enfants du divorce », j’ai pu constater combien l’épreuve pouvait parfois être dure pour eux. Les situations qu’ils vivent et leurs commentaires sont révélateurs de problèmes latents, qui, malgré le temps qui passe, demeurent les mêmes, au point d’en devenir parfois caricaturaux.

Au delà de leur plaintes et des problèmes qu’ils vivent au quotidien, j’ai souvent fait le constat que ces enfants, étaient parfois oubliés. Oubliés, non pas dans le cadre de ce qui est organisé pour eux, par les adultes qui les entourent, parents ou acteurs judiciaires, mais en ce qui concerne leur statut même d’enfant.

Il m’est arrivé bien trop souvent de constater que l’on tenait finalement peu compte de ce qu’en tant qu’enfants, ils pensent et ressentent. On ignore souvent leurs émotions, ce qu’ils vivent et pensent dans leur tête d’« enfant », face à ces situations de séparation des « adultes ». Or ces adultes que sont leurs parents représentent leurs principaux repères, dans la construction même de leur personne. On se préoccupe en effet du lieu de leur résidence, de l’établissement scolaire qu’ils vont devoir quitter ou intégrer, de leurs activités extra-scolaires.

On se préoccupe aussi bien sûr, des moments précis qu’ils passeront avec chacun de leurs parents, de l’organisation à venir de leurs périodes de vacances, dont on veille à partager minutieusement le temps, en le distribuant équitablement entre parents, voire entre grands-parents…

On veille a mettre en place toutes sortes de modalités de leur existence chamboulée, en essayant d’organiser les choses « au mieux », au « plus juste », au « plus pratique » pour eux, ou pour les adultes qui les entourent ? Dans toute cette nouvelle mise en place, qui fait souvent l’objet de discussions, quant elle ne fait pas l’objet de batailles, on se préoccupe finalement rarement de leurs émotions face à tout ce changement imposé par les « grands ».

Et pourtant des émotions, ils en ont autant que les adultes, des sentiments aussi bien sûr, même s’ils ne savent pas toujours verbaliser leur ressenti, ou traduire leurs sentiments. D’autant plus que, dans le cadre de ces situations, les enfants ont vite fait de comprendre que leur parents sont ennuyés tant par les problèmes matériels, que par les soucis affectifs. Ils ne sont donc pas toujours prêts à livrer leurs émotions, leurs sentiments, leurs désirs, face aux adultes. Ils auraient bien souvent d’ailleurs l’impression « d’en rajouter », ce qui, parfois d’ailleurs, ne manque pas de leur être rappelé …

Mais pour autant, nous le savons tous, les enfants sont extrêmement sensibles à tout ce qui se passe autour d’eux. Ils perçoivent tout, comprennent même ce qu’ils n’entendent pas, observent les attitudes, les regards et décodent les allusions. Ils sont incontestablement atteints et touchés par les actes et les décisions de ces êtres jusque là adulés, admirés, exemplaires pour eux, et combien influents, que sont leurs parents.

C’est donc en tant que témoin directe de ces situations périlleuses et complexes de la vie quotidienne et en tant que spectatrice de toutes les souffrances qu’elles engendrent, qu’est née l’idée de cette étude.

La collaboration avec un pédopsychiatre : pourquoi ?

Au delà de ces considérations de bases, et afin que mon propos soit utile, il m'a parut indispensable, de mettre à contribution l'expérience d'un pédopsychiatre.

Dans ce type d’épreuve, l’analyse des comportements et les conseils pratiques d’un tel spécialiste, peut aider à mieux comprendre et donc à mieux vivre cette expérience difficile, qu'est la séparation d’un couple, l'éclatement d'une famille. Le fait qu’il faille introduire la psychologie dans l’univers du droit de la famille, est plus qu’un souhait personnel, c’est une évidence découlant de la réalité quotidienne de nos professions. Cette matière et les litiges qu’elle connaît plonge souvent l’ensemble des intervenants extérieurs, juristes ou autres, au cœur de l’affect des différentes personnes qui constituent une famille.

Bon nombre de magistrats chargés des affaires familiales en sont déjà convaincus. Ils font régulièrement appel à des experts psychologues, psychiatres, pédopsychiatres, dans les affaires qui leurs sont soumises. Ils obtiennent ainsi souvent des éclaircissements sur des situations familiales complexes ou sur des relations intra-familiales pesantes pour l’enfant. Ils peuvent ainsi mieux apprécier chaque cas unique que représente une famille et rendre une décision plus adaptée.

L’aide, l’éclairage que nous apportent ces professionnels de l’analyse des comportements humains est bien souvent indispensable, car souvent révélateurs de l’existence de souffrances, que seuls, les acteurs judiciaires n’auraient pu analyser, ni même déceler. Enfin combien d’Avocats sont quotidiennement convaincus de faire de la « psychologie de comptoir » et s’accordent à dire qu’ils sont tantôt psychologues, assistantes sociales, éducateurs, médiateurs etc…

Il m’arrive fréquemment, et je sais que plusieurs de mes Confrères ont vécu la même scène, lorsque je raccompagne un de mes clients à la porte, à l’issue d’un long entretien à mon cabinet, rempli de confidences intimes et souvent douloureuses, de l’entendre me dire : « au revoir, merci Docteur » !…

J’ai donc sollicité le Docteur Marie-Noël TARDY, Psychiatre et Pédo-psychiatre depuis plus de 15 ans, dont l’experience professionnelle est aussi, mais dans un autre registre, d’être confrontée quotidiennement à l’écoute de familles en détresse. En effet, la psychiatrie est un outil moderne, dont trop peu de gens, victimes d’anciennes idées stéréo-typées, n’osent se servir. Les gens ne comprennent pas toujours que le psychiatre travaille pour eux, pour les aider et les soutenir dans les périodes délicates de leur vie. Ce professionnel du psyché n’est absolument pas là pour les juger ou pour ne traiter que les cas extrêmes de folies avérées.

Lorsque l’enfant est très jeune par exemple et ne parle pas encore de ses émotions, l’examen clinique ou le dessin pratiqué par l’enfant, à la demande du psy, sont des outils précieux qui permettent une autre forme de communication et qui aident à déceler la nature des souffrances de l’enfant.

Ainsi dans l’expérience d’une séparation, il y a certes la nécessité de se faire encadrer par la loi afin de mettre en pace la nouvelle organisation de la famille, surtout quant les parents sont devenus antagonistes et s’opposent sur des mesures qui concernent les enfants. Mais cela n’est souvent pas suffisant car une fois que l’on a matériellement réglé les choses, il nous faut alors les accepter. Et cela est valable autant pour les adultes qui ont décidés de se séparer que pour les enfants à qui ce changement est imposé.

Il faut apprendre à ne plus vivre tous ensemble.

Les adultes doivent apprendre à ne plus vivre en couple, dans ce couple fait de deux personnes uniques, qui prend fin avec la rupture. La femme, la mère, à ne plus vivre avec le père des enfants qu’elle a eu, ce qui en pratique implique bien souvent, qu’elle aura peut-être à assumer les deux rôles à la fois… L’homme, le père, à ne plus vivre avec la mère de ses enfants, ce qui là aussi, le mettra face à une situation nouvelle, ou il aura lui aussi parfois à assumer son rôle de père en compensant l’absence de la mère…

Les enfants enfin et surtout, à ne plus vivre avec leurs deux parents ensemble, mais avec tantôt l’un, tantôt l’autre, et parfois malheureusement avec surtout l’un et très peu l’autre… Parmi tous les membres de la famille, ce sont les seuls qui n’aient pas choisi la nouvelle orientation qui est donnée à leur existence, ils auront encore plus que les adultes, besoin d’apprendre à vivre dans ces nouvelles circonstances.

Dans le cadre de cette étude, l’association de nos professions a donc, pour but principal, de faire en sorte que les conflits souvent passionnels, ne ravagent pas les antagonistes actifs et ne pénalisent pas démesurément les enfants, comme c'est le cas bien trop souvent.

Nous avons souhaité à travers cet ouvrage, non pas que le juridique et la psychologie ne face qu'un, mais que bien au contraire, ils s'apportent mutuellement et se complètent. Ainsi, ceux qui sont confrontés à une telle situation juridique, pourront peut-être, nous l’espérons, par une analyse psychologique, mieux la comprendre. S’ils l’a comprennent mieux, ils pourront alors sûrement mieux la vivre et mieux la supporter et par conséquent mieux la faire supporter à leurs proches : à leurs enfants essentiellement.

Ce livre se veut donc d'être une aide pratique, qui, à partir de situations juridiques données, et par une analyse psychologique des comportements, pourra aider, nous l’espérons, les acteurs de ces rôles difficiles à jouer, lourds à porter et parfois longs à tenir, à se séparer en bonne intelligence.

Il faut savoir en effet, qu’une procédure de divorce peut durer quelques mois, comme elle peut durer quelques années. Si le divorce amiable aujourd’hui peut être prononcé en moins de 6 mois, le divorce conflictuel peut lui perdurer 2 ans ou plus…

La durée de l’épreuve a son importance quand des enfants, en pleine construction, ne sont âgés que de quelques années… Ils doivent continuer à se construire alors que les fondations même de leur personne se détachent, s’éloignent et parfois s’écroulent…

Le but visé dans cette étude, vous l’aurez compris, est donc avant tout d’essayer d'éviter les conséquences néfastes, sur ceux que tous ont de plus précieux et cela pour toute leur vie : leurs enfants. Plusieurs thèmes seront abordés, tous concernent la pratique au quotidien de nos professions respectives d’avocat et de pédopsychiatre.

Il ne s’agit pas d’un guide sur le divorce et la séparation, ce type d’ouvrage existe déjà et en nombre. Il s’agit avant tout de comprendre pourquoi, dans le cadre d’une séparation ou d’un divorce, les mêmes comportements reviennent quasi-systématiquement dans toutes les familles, et cela malgré les différents contextes de séparations et malgré les multiples différences qui existent entre ces familles. Ces comportements sont caractéristiques, voire caricaturaux, de certaines situations familiales, juridiques et psychologiques, lorsqu’ils ne sont pas carrément pathologiques…

Certains agissements décrits et tous vécus, sont plutôt masculins, d’autres sont typiquement féminins. Ils sont courants et répétitifs dans des situations similaires, et cela, dans tous les milieux sociaux-culturels. Certains comportements en revanche, sont communs aux hommes et aux femmes.

La violence par exemple ne s’exerce pas de la même façon chez les femmes et chez les hommes, et n’est pas ressentie avec la même intensité chez les uns et les autres. Cette même violence dont l’enfant est parfois spectateur n’est pas perçue de la même manière en fonction de son âge, de son sexe, de l’image du couple parental qu’il a, ou de la situation familiale qu’il vit.

L’adulte lui même peut vivre ces situations plus dramatiquement en fonction de sa propre histoire. La douleur excessive d’une séparation mal vécue peut parfois renvoyer à des événements du passé. Il y a ainsi des crises du couple ou vont s’extérioriser toutes les blessures de l’enfance, que l’on soit actif ou passif. Certains comportements violents peuvent renvoyer tant la personne violente, que la personne victime, à des scènes douloureuses vécues dans son enfance.

La plupart du temps, le comportement même d’une personne, dans une situation donnée, est la conséquence d’une situation vécue par cette personne.Plus la situation est douloureuse pour l’adulte et plus il y a de fortes chances pour que le comportement de cet adulte face à son entourage soit ainsi, plus ou moins négatif, en fonction de son aptitude à surmonter sa propre épreuve.

Lorsque l’on comprend pourquoi nous avons tel ou tel comportement face à telle ou telle situation, il est alors plus facile d’apprendre à analyser son attitude, pour si besoin est, se remettre en question et tenter de rectifier le tir… toujours dans le but de transmettre à nos enfants ce qu’il y a de meilleur en nous. Car une chose demeure en effet certaine, et nous en sommes dans nos professions les témoins quotidiens, tous ces adultes qui souffrent aimeraient protéger leurs enfants, pour éviter qu’ils souffrent à leur tour.

En effet et cela est totalement paradoxal, tous les adultes qui se séparent, émettent toujours le souhait d’épargner leurs enfants le plus possible des souffrances que la séparation des parents engendre et va leur imposer. Cela est vrai même pour ceux qui s’affrontent avec véhémence dans les procédures les plus contentieuses.

Mais pourtant, l’adulte qui se sépare de son conjoint ne perçoit pas forcément toujours, qu’il demeure avec ce conjoint, pour l’enfant commun, malgré la situation vécue, le couple parental qui restera pour lui « sa » référence.

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